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 Le journal de Fouettard

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Jerrica10
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MessageSujet: Le journal de Fouettard   Ven 18 Sep - 5:42

Voilà ! Bonne lecture.

***********************************

Le journal de Fouettard

Un jour de décembre, alors que le ciel avait revêtu un voile blanc floconneux, je décidai de faire une balade dans un petit bourg du fin fond de la Bretagne. Le village, déjà recouvert d’une légère couche de neige était désert en cette saison. Seule, une vieille boutique portant le nom « Les cornes du diable » était ouverte.
Piquée par la curiosité, j’entrai et découvris une grande pièce des plus étonnantes. Il y avait un coin dégustation de confiseries et, dans un renfoncement, des étagères débordantes de bouquins poussiéreux. Tout paraissait avoir été posé là depuis plusieurs siècles sans avoir jamais bougé. Je jetai un œil en direction du marchand, qui, du haut de sa cinquantaine grisonnante et avec un sourire radieux, m’invita à regarder de plus près. Me sentant autorisée à fouiner, je commençai à tout retourner sur les étagères avec l’incroyable sensation que j’allais faire une découverte fantastique.
Tout à coup, là, comme si il n’attendait que moi, je trouve une sorte de vieux grimoire sur lequel est gravé en lettres d’un beau rouge vif « Le journal de Fouettard » ! Intriguée, je le feuillette et me sens immédiatement subjuguée sans pourtant avoir encore lu la moindre ligne. Je m’assois alors dans le fond de la boutique sur un fauteuil aussi poussiéreux que tout le reste et commence à lire. Et voici l’incroyable histoire que je découvre, écrite en jolies lettres cursives :

********************************************

Le journal de Fouettard

Octobre 1898

Chapitre 1

Je me nomme Herne, connu aussi sous le sobriquet de “Fouettard”. Cela vous paraîtra sans nul doute incroyable, mais je suis né il y a plus de 1700 ans sur le vieux continent, dans un pays qui porte, aujourd’hui, le nom d’Écosse. Je suis venu au monde un soir d’hiver alors qu’une effroyable tempête faisait rage. Était-ce là la volonté du ciel de faire savoir au monde qu’un être étrange avait vu le jour… je ne saurais le dire mais la vérité est que je suis né “différent”… je dirais même “très différent”,  car il y avait au sommet de mon crâne de nouveau-né deux minuscules cornes rouges couleur de feu évoquant l’aspect d’un cervidé.
Mes parents, répugnés par ma vision, me rejetèrent et si un vieil homme sage de mon village ne m’avait recueilli, je ne sais si je serais encore là aujourd’hui…
Je n’ai pas l’intention, ici, de vous livrer tous les détails de ma longue, et quelquefois pénible existence. Non, car il faudrait bien plus que les quelques pages de ce journal pour tout raconter. Je vais donc me contenter d’aller à l’essentiel, aux principaux moments de ma vie.
Ce vieil homme un peu chamane, un peu guérisseur, m’ayant recueilli, prit soin de moi comme un véritable père. Il me donna amour et confiance. Il me prénomma Herne très certainement inspiré par le mot “horn”, signifiant dans ma langue maternelle “corne”.
Souvent, il me disait :
- La vie ne t’a pas été donnée par hasard. Tu es un être à part et je suis persuadé que tu as une destinée fantastique. Il te faut trouver laquelle…
Il m’éleva à l’écart des villageois qui ne m’appréciaient guère et il m’enseigna ses connaissances en matière d’herboristerie. Il était proche de la nature et s'évertua à nous faire vivre en harmonie avec elle et à respecter toute vie sur cette terre, qu'elle soit humaine, animale ou végétale.
De temps à autre, il allait au village et me permettait de l’accompagner pour l’aider à prodiguer des soins aux malades. Régulièrement, nous participions, et il en était le grand chef d'orchestre, à des cérémonies honorant la généreuse nature qui nous entourait. Je me souviens que chaque année, en hiver, il y avait une grande fête où chants et danses autour d’un immense brasier étaient de rigueur. Des incantations étaient récitées à haute voix afin de porter chance à tous pour le prochain printemps.
Les années passèrent et bientôt, je devins un homme robuste avec des cornes solides telles des bois de cerf. Les villageois, dont mes véritables parents, avaient fini par me tolérer mais gardaient une peur perceptible en ma présence. Comme si j'incarnais le mal… Pourtant, je n’étais pas un être maléfique. Je n'aspirais qu'à être aimé comme tout un chacun sur cette terre.

Chapitre 2  

C’est à la veille de mes 19 ans que je décidai de quitter mon père d’adoption pour partir à la découverte du monde. Déjà bien vieux, je savais que je ne le reverrais jamais, mais j’emportais avec moi le précieux savoir qu’il m’avait offert et toute la sagesse qu’il avait su me transmettre.
Avec des larmes dans les yeux, je pris le chemin du nord et comme je le redoutais, à l'approche des autres villages, mes cornes provoquèrent l'effroi et l’agressivité. Je n’eus d’autre choix que de les dissimuler sous de hautes coiffes.
Nous sommes alors en 320 de notre ère et je commence un long périple qui va me mener à mille lieues de mon pays natal. Je parcours d'abord l'Écosse de long en large et j’arrive à vivre grâce à quelques travaux que j’effectue au gré des endroits que je traverse. Partout où je vais, je suis considéré comme une âme errante, une sorte de fantôme qui déambule sans but précis. Je décide alors de partir en direction du sud. Je traverse la Gaule, passe par Rome pour ensuite remonter en territoire germain…
Nous sommes maintenant au milieu de l’automne 350. Bien des années se sont écoulées et, à l’aube de mes 50 ans, je réalise que je n'ai ni famille, ni amis et que je n’ai pas trouvé la destinée tant espérée par mon père…
Las, je n’ai plus envie de rien et je songe à abréger cette vie inutile. Un soir pourtant, alors que je marche le long des rives du Rhin, très à l’écart des premiers villages, et que je cherche un endroit où passer la nuit, j’ignore encore que je vais faire les rencontres qui bouleverseront ma vie…

Chapitre 3

La nuit est presque tombée lorsque je trouve un if géant qui peut contenir, très largement, une couche. Tandis que je m’apprête à y installer mon maigre balluchon, j’aperçois une lueur au loin. Intrigué, je cours jusqu’au phénomène et découvre que c’est une lanterne qui brûle. Posée sur un rocher, elle donne un éclairage fantomatique. Un vieil homme à la barbe et aux cheveux blancs, vêtu d’une tunique rouge sombre est étendu là ! Il a visiblement une entaille profonde à la poitrine. Le sang s’écoule doucement. En me penchant vers lui,  je perçois son souffle ténu. Il est mince et je n’ai aucun mal à le porter jusqu’à mon abri. Je dois le garder ici car le transporter plus loin risquerait de le tuer. Le fleuve tout proche nous fournit toute l’eau dont nous avons besoin pour boire et soigner sa blessure. Grâce à mes connaissances, je prépare des onguents que je lui applique afin de refermer et cicatriser sa plaie. Pendant de longues journées, je le veille et le nourris mais il reste très faible. Un matin, il semble avoir recouvré quelques forces pour me parler :
- Merci mon ami.
- Ne parle pas, vieil homme. Tu es faible et tu dois te reposer.
- Qui es-tu ?
- Je m’appelle Herne. Et toi ?
- Je suis Nicolas.

En quelques mots il me raconta sa vie. Il était né en 270 en Lycie mais il avait quitté très jeune sa ville natale. Ses parents étaient morts alors qu’il n’avait pas 12 ans. Héritier d’une immense fortune il avait décidé de partir pour distribuer ses biens aux miséreux rencontrés sur sa route. Il avait quelquefois eu maille à partir avec des brigands mais il avait toujours su se défendre jusqu’à cette dernière mauvaise rencontre. Les trois agresseurs, jeunes et forts l’avaient molesté, lui un homme de 80 ans, pour lui dérober les quelques pièces d’or qui lui restaient.
Empli de colère, je dis à Nicolas que, si j’avais été présent, ces gredins n’auraient pas eu la loi et que je les aurais fait fuir à coups de cornes. À ce moment,  je soulève mon couvre-chef sans même penser que je risque d’effrayer le vieil homme fragile. Mais sa réaction est tout autre. Il me regarde avec une compassion infinie et me dit :
- Tu n’es pas ordinaire…
Visiblement épuisé, il s’arrête un instant pour reprendre son souffle.
- Je suis très vieux et la vie me quitte doucement. J’ai une faveur à te demander.
- Laquelle ?
- Emmène-moi boire à la cascade dans la clairière toute proche, sous le grand saule.
Je m’exécutai rapidement sans poser de question. Malgré le soleil qui baignait la grande étendue d’herbe, la fraîcheur d’automne s’était installée. À peine avais-je déposé Nicolas au pied du bel arbre orangé que l’eau de la minuscule cascade se mit à tourbillonner à une vitesse folle. Puis une vive lumière jaillit au point que je dus me protéger les yeux quelques instants. Lorsque je les ouvris à nouveau, j’eus une vision fantastique…

Chapitre 4

Une petite créature ailée féminine papillonnait autour de moi. Elle avait de courts cheveux noirs de jais, portait une longue robe de mousseline blanche et ses ailes étaient d’un rouge éclatant. Elle s’approcha de mon oreille.
- Prends vite cette fiole !
Sa voix tintait comme une douce clochette.
- Verse quelques gouttes de cette eau dans la bouche de Nicolas !
Sans plus réfléchir, je m’exécutai. Les perles d’eau du flacon finement ciselé tombèrent une à une sur ses lèvres, tels des diamants. En quelques minutes, Nicolas retrouva ses forces et se mit debout. Autour de lui, apparut une lumière immatérielle donnant l’impression d’un être surnaturel. Il lui fallut quelques instants pour sortir de sa torpeur. Lorsqu’il eut retrouvé ses esprits, il avança de quelques pas puis s’agenouilla :
- Merci Éléonore.
- Debout Nicolas, debout ! Tu n’as pas à t’agenouiller devant moi !
Quelque peu abasourdi, je regardais cette étrange scène se dérouler devant moi sans comprendre. La jolie créature s’approcha :
- Je suis Éléonore, l’elfe de la source. Suis-moi.
Faisant un clin d’œil à Nicolas, elle nous fit traverser la fine cascade. Il y avait, cachée derrière l’eau ruisselante, une immense caverne dont les parois semblaient recouvertes de poudre d’or et donnant un éclairage irréel. En son centre, brillait un lac aux teintes d’opale. Des centaines de délicates créatures ailées sortirent d’étroites cavités creusées dans la roche et vinrent virevolter autour de nous. Éléonore semblait être la reine de cette incroyable ruche ! Après plusieurs minutes, au cours desquelles j’avais l’impression de vivre un rêve éveillé, Éléonore prit ma main et d’une voix cristalline me dit :
- N’aie pas peur et fais confiance à tes sens.
Elle se mit à tournoyer en effleurant mes cornes.
- Tu t’appelles Herne, n’est-ce pas ?
- Oui, répondis-je avec étonnement. Comment le sais-tu ?
- Oh ! je sais beaucoup de choses... Je te présente mon peuple magique. Nous vivons ici depuis bien des millénaires car cette eau a le pouvoir de prêter vie à qui la boit.
Puis se tournant vers Nicolas :
- Je suis heureuse que tu te sois enfin décidé à en boire. Cela voudrait-il dire que tu acceptes de venir nous aider ?
Sans une seconde d’hésitation le vieil homme répondit :
- Oui, Éléonore, je me suis décidé à rester parmi vous, cette fois-ci.
Une clameur impressionnante s’éleva alors et résonna dans toute la grotte. Les elfes avaient crié leur joie.
- Puis-je savoir de quoi vous parlez ? interpellai-je soudain.
Nicolas et la chef des elfes se regardèrent. Tandis que le vieil homme posait sa main sur mon épaule, Éléonore plongea son regard dans le mien.
- Je sens ton âme bienveillante, alors je vais tout t’expliquer…

Chapitre 5

- Nous sommes sur Terre depuis la nuit des temps !
Avec un petit rire aigu, Éléonore continua :
- En réalité, nous sommes nés en même temps que les premiers hommes mais nous sommes toujours restés cachés car nous avons peur de certains d’entre eux. La magie ne leur est pas familière et l’âme humaine peut receler des pans très sombres.
Je ne pouvais qu’acquiescer ayant moi-même connu le rejet.
- Nous ne sommes pas les seuls êtres féeriques existants. Il y a plusieurs autres colonies et je pense, entre autre, à nos amis farfadets de Bretagne. Mais, venons-en au fait. Si nous existons, c’est pour une bonne raison. Nous avons une mission… et cette mission est de veiller sur les enfants orphelins jusqu’à ce qu’ils deviennent des adultes responsables. Nous leur apportons réconfort et soutien. Nous faisons tout notre possible pour aiguiller ces petits sur le bon chemin.  
Il est vrai qu’en cette époque reculée où la médecine était balbutiante, beaucoup d’enfants se retrouvaient seuls et livrés à eux-mêmes.
- Nous avons connu et aidé Nicolas lorsqu’il a perdu ses parents. Nous avons tout de suite compris qu’il était bon et généreux. Sachant que nous pourrions lui faire entièrement confiance, nous lui avons proposé dès son plus jeune âge et à maintes reprises de venir nous rejoindre. Voici qui est fait aujourd’hui !
Nicolas releva avec humour :
- Ça aura pris du temps !
Puis me regardant avec les yeux plissés de malice, la jolie créature ailée me chuchota :
- Toi aussi, nous t’avons épaulé lorsque tu étais enfant. Sinon, comment pourrions-nous te connaître ! C’est l’elfe Catherine qui t’a trouvé un père adoptif. Ensuite, elle t’a souvent visité pour s’assurer de ton bien-être.
- Mais, je n’en ai aucun souvenir, rétorquai-je.
- C’est normal, lorsque l’enfant n’a plus besoin de nous, il oublie notre existence. Mais si nous avons su le mener sur la bonne voie, notre but est atteint. À ce jour, avec Nicolas, tu es l’une des rares personnes à connaître notre monde.
- Mais, combien sommes-nous exactement à “savoir”, demandai-je ?
Éléonore sembla peser ses mots avant de répondre.
- Eh bien… au moins trois : Nicolas, toi, et puis… Ekanem.
- Ekanem ? Mais qui est-ce ?
Mes mots restèrent en suspens et je vis la petite elfe s’écarter. Comme dans un rêve, apparut au fond de la caverne une belle femme à la peau d’ébène et aux yeux d’onyx. Elle portait avec grâce deux jolies cornes sur la tête lui donnant l’aspect d’un cervidé…

Chapitre 6

Marchant vers nous d’un pas gracieux et léger, elle gratifia Éléonore d’un sourire entendu. Puis s’adressant à Nicolas :
-  Je suis si heureuse de te revoir, Nicolas ! Quel bonheur que tu te sois enfin décidé à rester avec nous !
Elle le serra dans ses bras et l’embrassa. Puis se tournant vers moi :
- Bienvenue, Herne. Il y a longtemps que j’attendais de te rencontrer.
Une fois de plus, je me sentis dépassé par les événements …
La belle Ekanem m’invita à m’asseoir autour d’un grand feu et d’un bon repas qu’avaient rapidement préparé les elfes. Elle me donna quelques explications :
-  Je suis née deux ans après toi et j’ai été abandonnée pour la même raison que toi. N’ayant pas eu la chance de trouver une famille d’adoption, c’est Éléonore qui m’a recueillie. J’ai passé toute ma vie ici et, ayant eu connaissance de ton existence grâce aux elfes, j’ai supplié Éléonore et ses amis de donner un petit coup de pouce au destin pour que nous puissions nous rencontrer.
- Pourtant, relevai-je, à aucun moment je n’ai eu l’impression d’être “guidé” !
En mon for intérieur, je pensais : « Comment aurais-je pu me douter qu’il y avait ailleurs sur cette terre une si jolie “créature” de mon espèce ? »
Ekanem reprit :
- La route a été longue mais te voici finalement arrivé jusqu’à nous.
En se penchant vers moi, elle me souffla à l’oreille :
- Tu n’es plus seul. Et moi non plus…
En quelques heures, ma vie avait été complètement bouleversée et j’avais encore quelques difficultés à réaliser que tout cela était bien vrai !
Le soir même, les elfes partirent pour leur mission nocturne habituelle auprès des orphelins. C’était visiblement un rituel immuable et bien organisé puisque Ekanem avait préparé la liste des petits esseulés à visiter. Puis, elle me proposa, ainsi qu’à Nicolas, de prendre un peu de repos. À peine avais-je fermé les yeux que le sommeil m’emporta dans un tourbillon de rêves merveilleux.

Chapitre 7

Ne dit-on pas que la nuit porte conseil ? Eh bien ce fut le cas, car je m’éveillai le lendemain avec l’esprit clair. Je savais que mon destin allait se jouer ici ! La première étape fut d’accepter ma nouvelle vie en communauté ou, devrais-je dire, “en famille”, ensuite de m’habituer aux activités qui rythmaient nos jours et nos nuits comme une ruche bourdonnante. Nicolas, Ekanem et moi aidions nos amis comme nous le pouvions. Petit à petit, je pris conscience que la présence rassurante et douce de mon double féminin ne me laissait pas de glace. Il ne fallut pas longtemps pour que nous tombions amoureux. En l’espace de trois ou quatre semaines j’avais repris goût à la vie car j’avais trouvé une famille et…une compagne.
Alors que l’hiver s’approchait à grands pas, Nicolas me fit part d’une idée :
- Herne, j’ai longuement réfléchi et j’aimerais que nous puissions distribuer des friandises aux jeunes orphelins que nous aidons.
- Quelle excellente idée ! Mais cela va demander une grosse organisation entre la fabrication et la distribution.
Qu’à cela ne tienne, une fois les elfes convaincus du bien-fondé de cette action, nous organisâmes tout, de la confection au don proprement dit. Il fut décidé d’offrir nos modestes présents au jour du 25 décembre et sous condition d’un comportement louable. Cette date marquait le début des temps froids et difficiles. Cette petite lumière de bonheur allait apporter espoir et joie aux enfants, au cœur de l’hiver.
Nous étions déjà au début de décembre et il nous restait très peu de temps pour confectionner les douceurs. Il fallait aussi trouver un moyen de transport. La première distribution fut quelque peu laborieuse car nous dûmes la faire à charrette tirée par une mule. Nous ne pûmes parcourir que quelques villages. Habillé d’une peau d’ours épaisse et muni de mon fouet de cocher,  j’avais mené Nicolas sur les routes pour qu’il fasse ses offrandes. Vêtu d’une tunique écarlate recouverte d’hermine blanche, il avait subjugué les petits par sa prestance. Et chacun l’avait remercié chaleureusement pour sa générosité.
L’année suivante, alors que les enfants sages attendaient avec impatience le passage de celui qu’ils avaient surnommé “le bon Nicolas”, quelques gredins s’étaient cachés derrière les fourrés le long de notre route. Discrètement je dis à Nicolas :
- Ils cherchent à se faire un joli butin. Je vais les en dissuader…
Sautant de mon siège de cocher et retirant brutalement ma grande capuche,  je courus vers les jeunes brigands en criant à tue-tête :
- Filez, si vous ne voulez pas recevoir une bonne correction sur le derrière !
À la vue de mes cornes, la plupart avaient eu une telle frousse que la dissuasion avait été suffisante. Pour les autres, plus récalcitrants, je dus jouer le rôle de punisseur ou plutôt de moralisateur. Et dans bon nombre de cas, mon “travail” ne fut pas vain. En leur inculquant les valeurs essentielles, leur comportement changea. Bientôt, ils m’affublèrent du sobriquet de “Fouettard”.

Chapitre 8

Après deux années de distribution très chaotique, il fallut trouver un mode de transport beaucoup plus rapide. Ce fut fait grâce à notre cheval blanc Slupinis. Venu de France, ce mustang sauvage extraordinairement puissant et rapide avait été découvert par Régie et Cricri, deux farfadets de Bretagne. Ce bel animal vivait caché depuis fort longtemps dans les Monts d’Arrée et le capturer ne fut pas chose aisée. L’apprivoiser prit plusieurs mois de travail acharné mais sa force incroyable et sa vitesse nous permit d’effectuer notre distribution sur un bien plus large territoire.
Bientôt, notre légende s’amplifia et tout l’occident eut connaissance de notre existence. Pendant plus de 1400 ans, grâce à l’eau de la source qui nous prêta vie, nous traversâmes les époques. Nicolas offrit de la joie à des milliers d’enfants et moi, son accompagnateur fidèle,  je fis tout mon possible pour faire rentrer dans le droit chemin les jeunes gens égarés.
Lorsque nous arrivâmes à l’année 1823,  je ressentis une grande lassitude. Notre équipe fantastique était toujours cachée sur les rives du Rhin mais les temps avaient bien changé. Non seulement notre repaire n’était plus très sûr mais mon rôle commençait à me peser lourdement. Après une longue discussion avec Nicolas, j’envisageai de tout arrêter…
- Herne, tu ne peux pas nous abandonner !
- Ekanem et moi ne voyons plus d’utilité à “Fouettard”.
Nicolas prit une profonde inspiration :
- Ce n’est pas faux ! Alors il faut qu’on te trouve un autre “boulot” !
- Pour l’instant, laisse-moi partir, j’ai besoin de réfléchir. Ekanem m’accompagnera. Nous partirons dans quelques jours vers le nord.
Au matin du jour dit, nos balluchons sur le dos, nous partîmes en direction de la Scandinavie. Il fallut, comme au temps de ma jeunesse, retrouver du travail pour subsister et payer notre périple.
En passant par la Finlande nous eûmes la bonne surprise de rencontrer Okon, le chef de la colonie d’elfes de Rovaniemi. Il nous apprit une nouvelle des plus surprenantes :
- Savez-vous qu’il y a sur les terres vierges islandaises d’autres humains à cornes ? J’ai des amis lutins des neiges qui les connaissent. Ils vivent dans une plaine tout près du volcan Krafla au nord-est du pays.
- C’est incroyable répondis-je ! Il faut absolument que nous fassions leur connaissance.
- Je vous accompagne ! Okon avait dit cela avec tant de conviction qu’il n’était pas question de tenter de l’en dissuader.
Après quelques semaines de marche et de traversée, naviguant tantôt sur l’océan atlantique tantôt sur l’océan arctique, nous étions arrivés en Islande. Les lutins des neiges nous accueillirent avec un plaisir non dissimulé et ne furent pas surpris par notre aspect particulier. À la nuit tombée, Okon et quelques-uns de ses comparses à oreilles pointues nous emmenèrent au pied du volcan endormi. En ce lieu très reculé et inhabité, je ressentis une présence très forte.
- Ils nous observent, dis-je en chuchotant à Ekanem.
- Comment le sais-tu ?
- Je le sens.
À peine avais-je terminé ma phrase que je vis doucement venir à nous six jolis rennes…

Chapitre 9

L’un d’eux avait des bois plus grands que les autres. D’un léger hochement de tête, le majestueux animal salua les lutins puis me regarda fixement.
- Qui es-tu ?
Relativement surpris par ce renne parlant, je finis par balbutier :
- Je suis Herne et voici ma compagne Ekanem.
- Vous venez grossir le troupeau ?
- Grossir le troupeau, mais de quoi parles-tu ?
- Tu ne sais pas que vous êtes tous deux des rennes ?
- Mais, je ne comprends pas ce que tu veux dire ? Nous sommes des humains un peu particuliers, c’est tout ! Je m’attendais à trouver ici des individus comme nous et non pas des animaux qui parlent !
Okon qui en savait plus qu’il n’avait bien voulu le dire, tira sur la manche de mon épais manteau.
- Attends un peu que Judicaël te donne quelques explications.
Le renne se tourna alors et nous invita tous à le suivre. Nous arrivâmes dans une sorte de souterrain à flancs de roche qui débouchait sur une immense pièce d’habitation entièrement aménagée. Le seuil tout juste franchi, Judicaël et les cinq autres rennes furent soudainement entourés d’un halo de vapeur dorée et une incroyable transformation s’opéra sous nos yeux ébahis. En quelques secondes, tous les six avaient pris forme humaine. Seuls les bois étaient restés sur leurs têtes.
Okon s’approcha :
- Je t’avais bien dit d’attendre et que Judicaël répondrait à tes interrogations.
Et ce fut le cas. Les six jeunes gens mi-hommes mi-animaux étaient frères et sœurs, nés à Reykjavik 24 ans plus tôt. Leurs parents, malheureusement disparus, ne les avaient pas abandonnés mais, au contraire, étaient venus se réfugier ici pour les élever. Éloignés de tout, les premières années furent difficiles mais ils bénéficièrent de l’aide des lutins. Dès son plus jeune âge, Judicaël avait découvert son pouvoir de mutation. Avec une grande concentration, il passait d’un état à l’autre en quelques secondes seulement. Loin de prendre cela comme un défaut, toute la fratrie avait appris à maîtriser ce don pour en faire une force permettant de survivre dans ce milieu désertique. Mais ce n’était pas tout. Depuis quelques mois les jeunes cervidés, avaient fait une incroyable découverte : un lichen foisonnant dans le cratère du volcan avait la propriété de les rendre à la fois puissants et aussi légers que des plumes. Cela leur permettait de voler !
Ekanem et moi étions de nouveau abasourdis.
- Nous sommes faits de la même essence, dit Judicaël. Je pense que vous possédez le même don que nous. À vous de vous entraîner désormais !

Chapitre 10

Et notre hôte avait raison. Nous avions vécu tant d’années sans jamais soupçonner qu’un tel pouvoir sommeillait en nous ! Il fallait, avant toute chose, repartir pour en parler à Nicolas et Éléonore car j’entrevoyais la possibilité de nous établir ici. Non seulement, cet espace vierge pouvait accueillir une fabrique de confiseries mais un troupeau de rennes volants pouvait être la solution miracle pour effectuer une distribution à l’échelle mondiale ! Judicaël et les siens furent immédiatement enthousiasmés par le projet. Nous partîmes sur les rives du Rhin retrouver nos amis pour leur proposer de venir nous établir en Islande. Quelle joie ce fut de tous les retrouver après quatre mois d’absence ! Et nous avions tant à leur raconter...
Rapidement, tout fut prêt pour le grand départ. Il y avait à la fois l’excitation de la nouveauté mais forcément aussi le regret d’abandonner une place si longtemps occupée. Nos nouveaux amis rennes vinrent nous chercher au crépuscule à la fin de septembre 1823. Il fallut délaisser notre vieille charrette pour utiliser un grand traîneau capable de transporter toutes nos affaires et surtout de l’eau de la source de vie. Quant à Slupinis, notre fidèle destrier blanc, il nous fit comprendre par quelques hennissements qu’il préférait retourner dans les Monts d’Arrée pour prendre un repos bien mérité.
Notre emménagement eut lieu dans une intense frénésie et une joie évidente. Une nouvelle vie se présentait à nous…  Ekanem et moi, avec patience et persévérance, passions plusieurs heures par jour à nous entraîner afin d’arriver à contrôler notre transformation. Et quelle incroyable sensation lorsque pour la première fois nous pûmes planer au-dessus de la vallée et voler à une vitesse vertigineuse après avoir mangé goulûment le précieux lichen. Un soir, alors que nous étions tout juste posés en haut du volcan - d’où la vue était magnifique - Ekanem frotta doucement son museau contre le mien :
- Herne, si nous passions un peu plus de temps seuls ? Nous partirions aux beaux jours et reviendrions ici à l’automne. Veux-tu ?
- Je ferais tout pour toi, ma chérie.
Je lui donnai un baiser sur le bout du museau et elle se pelotonna quelques instants contre moi. Il était temps maintenant de revenir à la fabrique souterraine.
Au soir du 24 décembre de cette même année, nous étions tous fin prêts pour la première distribution mondiale. Et cette fois, les friandises ne seraient pas seulement offertes aux orphelins mais à tous les enfants sans distinction. Nous allions voyager de nuit pour ne pas attirer l’attention avec notre attelage de huit rennes féeriques. J’eus le privilège de prendre la tête du cortège avec ma gracieuse compagne. Je n’oublierai jamais la sensation merveilleuse que je ressentis lors de cette première tournée non plus en tant que “Fouettard” mais en tant qu’ “assistant” de Nicolas ! Depuis cette inoubliable nuit, chaque année à la veille de Noël, je reviens en Islande pour devenir le renne volant “premier assistant” de Nicolas.

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Le journal se terminait ainsi. Pendant un long moment, je restai dans une agréable rêverie en me disant que j’avais lu une jolie farce de conteur. Une belle femme noire qui sortait de l’arrière-boutique me tira de mes pensées. Je refermai alors le grimoire et quittai la vieille boutique sans oublier de saluer le marchand au passage. Il me gratifia d’un beau sourire et me salua également en soulevant légèrement son grand chapeau. Je devinai alors deux cornes rouges couleur de feu…Les contes, alors, seraient-ils autre chose que des récits légendaires ?
Muriel JORRY le 23/09/2015


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Les mythes sont d’anciennes réalités qui ont survécu parce qu’elles ont trouvé dans le conte la source d’immortalité.
Elles continuent donc d’exister mais sans pouvoir nous apparaître, sous peine de ne plus retrouver le chemin jusqu’à l’eau miraculeuse.
Nous les côtoyons donc, sans les voir, si ce n’est par le truchement de quelques signes… Consolons-nous. S’il suffisait d’apparaître pour exister, beaucoup de “réalités” d’aujourd’hui ne seraient pas ce que l’on en croit…
Ernest GARIN-PIERRE

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Pour l’histoire : Chez les rennes, mâles et femelles portent des bois recouverts d'un velours l'été, qu'ils perdent à l'automne. Les bois prennent alors une teinte rouge, puis brun foncé.

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Un parent qui ne croit pas au Père Noël n'est pas un bon parent car il ne croit pas en sa propre étoile ni en tout ce qui est positif dans la vie et gai. (Paroles de Jean-Claude Baudot)
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D'après le mathématicien Kurt Gödel (1906-1978), une chose prouvable n'est pas nécessairement vraie et une chose vraie n'est pas toujours prouvable. Alors démontrez-moi que le Père Noël n'existe pas...


Dernière édition par Jerrica10 le Mar 22 Sep - 12:23, édité 2 fois
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Nathou
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Ven 18 Sep - 8:09

s'est prenant, j'ai lu tout d'une traite. J'adore  Merci mumu
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Guana
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Ven 18 Sep - 8:39

Waouh ma Mumu, je viens de dévorer ton conte d'une traite content
Il est prenant, magique et beau!
Un bonheur à lire et les personnages sont tellement attachants.
Tu arrives à créer un véritable décor que l'on peut imaginer facilement. 
Joli clin d’œil à nos deux chères farfadets content 
Merci à toi pour ce moment d'évasion et continue comme ça, tu es très douée envoi 
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Ven 18 Sep - 8:48

Je prendrai le temps de lire ton conte et je reviendrai te donner mon commentaire xx

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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Ven 18 Sep - 8:59

Splendide ma Mumu ! ce conte est une merveille d'écriture ! Une petite pointe de chez toi favorise mon dépaysement. Tu m'as fait penser à l'endroit où Karl devait m'y emmener mais cela ne se fera pas. Encore une fois BRAVO ma Mumu. Quel puits de talent !!!
Un petit cadeau ma Mumu :



A bientôt

Chanchan
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Ven 18 Sep - 10:05

Chanchan, c'est trop fort le coup du lichen ! Ce n'est même pas un plagiat !!! LOL La différence c'est qu'au lieu de la potion magique dans le conte on peu considérer que c'est le soufre qui donne des propriétés bizarres. LOL !

Merci à toutes les trois pour vos commentaires.

Oui Alex, je voulais faire un petit coucou spécial avec les farfadets ! Mais chuuuuuut.... c'est un secret pour celles et ceux qui n'ont pas encore lu !

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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Ven 18 Sep - 13:19

Wow! Bravo Mumu, tu as beaucoup de talent. Un délice pour les yeux et le cœur. J'ai vécu ton conte du début à la fin.

Merci de me faire vivre de si beaux moments.
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Ven 18 Sep - 13:53

Un grand merci Thérèse.

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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Sam 19 Sep - 13:40

je reviendrai demain Mumu
j'ai commencé a lire et je sens que je vais rester scotché ici ce soir je recois il ne faut pas que je me mettre en retard mais de ce que j'ai lu ca promets. bonne soirée a tous
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Sam 19 Sep - 14:13

Pas de soucis Louise. Bonne soirée.

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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Sam 19 Sep - 17:48

Purée mais t'es douée, tu devrais proposer tes talents à une maison d'édition
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Dim 20 Sep - 3:05

Merkiiiii Carine.

Je l'ai déjà fait avec mon 1er conte mais personne n'en a voulu. Je vais retenter ma chance avec des maisons d'éditions Parisiennes.

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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Dim 20 Sep - 12:48

Très joli conte Mumu, tu es vraiment douée pour l'écriture !
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Dim 20 Sep - 15:52

wow Mumu
quelle imagination tu as et tu fais dans le fantastique quel talent ne laisse pas dormir ce grand talent
fais tout les concours littéraires. envoie tes textes ils sont beaux inventifs et très fignolés. tu ne bâcle pas et de plus ton écriture ne s,étire pas . bref tu es fabuleuse.UN GROS BRAVO et surtout merci de nous faire confiance. envoi envoi
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Lun 21 Sep - 1:40

Un énorme MERCI les amis. Je suis très touchée. Mon Père Père est en train de corriger les fautes puis je vais envoyer aux maisons d'éditions.

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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Lun 21 Sep - 19:17

mumu
je te souhaites que ca foncitonne avec les maisons d'éditions . mais tu peux aussi participer a des concours littéraires j'ai déja gagné 300.00 dollars regarde sur internet
*tous les concours littéraires de France en 2015*
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Mar 22 Sep - 1:11

Merci Louise, je vais suivre tes conseils. Lorsque j'ai gagné la médaille d'or en mai dernier, il n'y avait pas d'argent mais des livres en cadeau.

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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Mar 22 Sep - 2:28

oui mumu
ca arrive c'est moins bien . mais au moins tu as une médaille d'or pour émailler ta lettre de présentation. c'est bon.
tente ta chance chez les éditeurs en premier puis dans les concours. N'oublie pas que les éditeurs veulent des textes vierges qui n'ont pas gagné de prix car il veulent du neuf complet je n'arrive pas a trouver le terme je l'ai, inédit
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Mar 22 Sep - 12:18

Merci Louise, je vais m'en occuper la semaine prochaine.

Voici un petit mot de mon beau-père que je vais faire figurer sur mon texte :

Les mythes sont d’anciennes réalités qui ont survécu parce qu’elles ont trouvé dans le conte la source d’immortalité.
Elles continuent donc d’exister mais sans pouvoir nous apparaître, sous peine de ne plus retrouver le chemin jusqu’à l’eau miraculeuse.
Nous les côtoyons donc, sans les voir, si ce n’est par le truchement de quelques signes… Consolons-nous. S’il suffisait d’apparaître pour exister, beaucoup de “réalités” d’aujourd’hui ne seraient pas ce que l’on en croit…
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Mar 22 Sep - 12:53

Très beau ce texte de ton beau-père content 
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Mer 23 Sep - 3:35

Merci Alex, je lui dirais.

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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Sam 3 Oct - 15:49

J ai commencer à lire ton conte et j y reviendrai demain ... Mais j aime beaucoup c est vraiment super bien écrit ,,, continue ! Bravo !!

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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Dim 4 Oct - 16:58

mumu
il ecrit bien ton beau papa
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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Lun 5 Oct - 2:44

Merci pour lui. Effectivement, il écrit très bien.

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MessageSujet: Re: Le journal de Fouettard   Lun 19 Oct - 6:26

bon ben je l ai enfin lu en entier,un grand bravo Jerrica c est vraiment un conte magnifique.
Je l imagine bien aussi en dessins animes,un peu comme les 5 legendes.
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